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| 2. ANALYSE ET CONSTRUCTION D’UN PROJET |
Analyse
Décrire le contexte utilisateur dans lequel les documents seront utilisés :
2.1.1. Présentation
de la Bibliothèque
Présenter un bref historique de la totalité du fonds,
son intérêt pour la recherche et dans un contexte plus général
s’il y a complémentarité avec d’autres collections existantes
au plan national ou international. Si, à votre connaissance des
projets de numérisation concernant une partie de ces fonds sont
en cours de réalisation ou à l’étude.
Effectif
- Indiquer le nombre de personnes et leur qualification
- Indiquer si le système fonctionne avec les seuls collaborateurs
du service sans l’intervention de personnel informaticien qualifié.
2.1.2. Le fonds documentaire
Il est, en règle générale, constitué de
tous types de documents et de supports :
2.1.2.1. Description générale
Décrire et indiquer :
Mode de catalogage, indexation, numérotation, classement, (alphabétique, alphanumérique, thématique, selon numéro d’inventaire si attribué), reliure, cartonnages et emboîtages (acides ou neutres ), degré d’hygrométrie…Eventuellement dresser un tableau récapitulatif du fonctionnement actuel.
2.1.3.Les utilisateurs de la Bibliothèque
2.1.3.1. Typologie
Définir le type d'usagers : chercheurs, enseignants, étudiants,
documentalistes, (français, étrangers)...
Les utilisateurs, actuels ou potentiels sont-ils familiarisés
avec l’informatique, se trouvent-ils intra-muros ou bien à l’extérieur.
2.1.3.2. Fréquence et nature des demandes et temps de réponse
Les demandes concernant les documents que vous envisagez de numériser
sont-elles nombreuses ?
Evaluez le temps d’accès aux documents la notion de consultations
simultanées est très importante.
Décrire le contexte informatique dans lequel la solution devra fonctionner :
Architecture générale et logiciels de bureautique
- Décrire le réseau local, le câblage, protocoles
de transmission des données (IPX, Novell et
TCP/IP …).
- Actuellement vous disposez et utilisez :
Mesurer l’enjeu : est-il indispensable de numériser. Un projet de numérisation est une entreprise séduisante et valorisante mais il demande, plus que tout autre projet, une évaluation très poussée de toutes les contraintes et des obstacles qui lui sont inhérents.
Il s’agira de définir le mode le plus approprié pour l’exploitation, l’enrichissement, la valorisation du fonds de votre établissement.
Les objectifs scientifiques
2.3.1 .Pourquoi numériser ?
définir votre projet
L’évaluation quantitative et qualitative est déterminante pour aider à la décision (numériser ou ne pas numériser), pour arrêter le mode de numérisation et de consultation. Elle permettra éventuellement, de repérer tout document manquant ou détérioré au retour de la numérisation. Cela permet également de communiquer ces éléments au prestataire qui chiffrera très précisément le coût de l’opération.
Il est donc indispensable d’inventorier le fonds à numériser, étape préalable à la préparation matérielle des documents.
2.3.2.1. Nature et supports
- décrire les champs disciplinaires concernés ;
- décrire les types de documents ;
- ne pas omettre de signaler les caractéristiques (couleur, noir
et blanc) ;
- indiquer si ces documents sont libres de droit.
2.3.2.2. Chiffrage des documents à numériser
- nombre total ;
- distinguer les différents supports ;
- pour chaque support indiquer le nombre de documents ;
2.3.2.3. Formats
- distinguer les différents formats ( A4 , A3…)
- pour chaque format, indiquer le nombre total de documents, indiquer également
les dimensions des cartes, le sens des photographies…
2.3.2.4. Pagination
- évaluation du nombre total des pages à numériser
;
- signalement des particularités : les pages non foliotées,
les recto seuls, les dépliants, les grands formats à réduire
;
- compter également les pages blanches, les jaquettes, les pages
de couverture, les pages de titre, les illustrations ;
(la BnF a calculé en moyenne 300 p. par ouvrage).
- insister sur les documents mixtes (texte et illustrations).
2.3.2.5. Traitement
Faire un inventaire précis :
- les documents sont-ils traités ? si oui : quel type de catalogage, s’agit-il d’un catalogage normalisé (ISBD, MARC,…) informatisé, en ligne, les fiches sont-elles imprimées, manuscrites, sont-elles mixtes (imprimées et annotées), complètes ou incomplètes, signalétiques ou descriptives, (par ex : les ektas ont-ils une légende), type d’indexation et de classification (CDU, Dewey, Rameau, autre thésaurus … ).
2.3.2.6. Condition physique des documents
- s’il s’agit d’autres supports : photographies, films vérifier la qualité des clichés, la netteté des couleurs, leur densité, signaler si le support est cassant ou pas, s’il y a des images réduites à quelle échelle le sont-elles.
Les objectifs techniques
2.3.3. Comment la numérisation
peut - elle s’effectuer
| Numérisation directe | A partir de la photographie | |
| Conservation | Bonne conservation du support argentique professionnel (kodachrome) si les clichés sont conservés dans de bonnes conditions = 18 ° maximum et environ 31% d’hygrométrie | |
| Obligation de sauvegarder avant détérioration des supports | Kodak étant propriétaire il n’y
a pas d’assurance sur la qualité des tirages qui a déjà
baissé. (Un seul laboratoire professionnel existe
encore à Lausanne, les autres ont fermé)
Support des ektachromes friable
Depuis 10 ans on utilise un support à base de polyester de meilleure qualité. Si les conditions d’archivage sont respectées peut être conservé environ 200 ans |
|
| Procédés et temporisation | La numérisation utilise une intensité
de lumière plus forte Pour les documents en couleur un flash repasse 3 fois (RVB) Le processus est plus long que pour une photographie | Intensité moins importante Le document original encourt moins de risques mais on peut être obligé de refaire un autre cliché si le support se détériore. |
| Compression | Possibilité de passer de 19Mo à 2 Mo | Mêmes performances que la numérisation directe |
| Qualité des images | Bonne définition des images, meilleure
précision et fidélité des images Une image en couleur est souvent délavée au départ et demande des retouches (qui peuvent s’effectuer automatiquement) Intervention immédiate pour correction de la coloration, de la densité, amélioration avec des filtres, restauration, agrandissement, visualisation immédiate. |
Les ektachromes vieux de 20 à 25 ans
ne sont pas de bonne qualité.
|
| Utilisation | Souplesse d’utilisation pour l’impression (duplicata,
épreuve de lecture) Aucun système ne permettrait actuellement de numériser dans les meilleures conditions les ouvrages épais. (Cf § 1.4.3.) Selon les supports à numériser matériel plus ou moins important |
Indispensable actuellement pour les ouvrages
volumineux avant la numérisation.
Indispensable pour les ouvrages très précieux qui ne sortent
pas de l’établissement |
| Assurance | obligatoire | obligatoire |
2.3.3.1. Définition du mode de numérisation pour chaque support
- choisir le mode : image ou texte, mixte (cf. table des matières,
sommaires...) ;
- évaluer le coût de la saisie pour le mode texte (ou mode
caractère).
2.3.3.2. Conditions
Va-t-on numériser :
En interne : mesurer les conditions d’achat ou de location de matériel, certains matériels de qualité sont trop volumineux pour être déplacés. Prévoir la main-d’œuvre, (équipe engagée à cette fin ou bien personnel non intérimaire de la bibliothèque à former), être prudent lorsqu’il s’agit de manipulations délicates nécessitant du personnel qualifié, évaluer la rapidité d’exécution, prévoir des locaux suffisamment grands.
Attention au coût, à l’obsolescence et à l’aspect évolutif du matériel, l’investissement n’est peut-être pas aussi rentable qu’il n’y paraît.
En externe : appel à un prestataire.
Le prestataire peut soit se déplacer, soit numériser dans ses locaux.
Pour la numérisation de fichiers ou de diapositives et si la quantité le justifie, le matériel n’est pas encombrant et peut être déplacé.
Pour la numérisation d’ouvrages précieux il est
préférable de conserver le document à la bibliothèque
(problème d’assurance), et/ou (c’est le cas le plus fréquent),
en faire un cliché sur place qui sera ensuite numérisé
à l’extérieur.
Quel que soit la solution retenue le choix des formats de données
devra être arrêté : TIFF groupe IV pour les textes en
noir et blanc, JPEG pour la couleur ou les niveaux de gris.
2.3.4. Préparation scientifique
et matérielle des documents
Après l'avoir sélectionné et identifié,
décrire et indexer chaque document :
2.3.4.1. Description et indexation
-
Description bibliographique précise, selon les normes en
vigueur quand elles existent. Ne pas hésiter à utiliser un
format qui même s’il dépasse les priorités du moment
pourrait s’avérer très utile pour un échange ultérieur
des données, et une uniformisation au plan national. Utiliser par
exemple un format UNIMARC, même si tous les
champs ne sont pas renseignés dans l’immédiat ou si vous
n’en voyez pas, à première vue, l’utilité.
La version numérisée sera signalée dans la notice bibliographique cf. les champs UNIMARC 452 et 856.
Pour une indexation cohérente des ouvrages utiliser un thésaurus reconnu enrichi par un thésaurus " maison ".
La BnF utilise le répertoire d’autorité matière Rameau et complète la notice bibliographique par une indexation Dewey.
L’indexation des manuscrits peut s’appuyer éventuellement sur le thésaurus François Garnier, (tous les descripteurs de ce thésaurus ont été saisis par l’IRHT), ou sur celui du Département des manuscrits de la BnF.
L’IRHT (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes) gère et enrichit régulièrement une base d’images de manuscrits médiévaux.
2.3.4.2. Envoi des documents au prestataire
Le catalogue est informatisé ou n'est pas informatisé.
Dans les deux cas un numéro devra être attribué à
la notice en liaison avec l'ouvrage (qui sera étiqueté).
Ce numéro séquentiel représentera donc le lien
avec le fichier du document numérisé.
L’organisation devra être définie avec le prestataire.
Cependant une chaîne normale comporte les étapes suivantes
:
- Les différents supports sont identifiés, signalés
(microfilms, papier etc.) ;
- Préparation de lots homogènes ;
- Chaque lot, si le volume l’exige, sera lui-même divisé en
colis ;
- Chaque lot comportera un numéro d’envoi ;
- Chaque colis sera numéroté ;
- Chaque document aura un numéro identifiant unique.
Veiller à une bonne organisation de la chaîne : en amont une préparation soignée et un flux régulier dans les envois de documents sans temps mort éviteront un surcoût (si les délais prévus sont dépassés ).
2.3.4.3. Récupération des cassettes livrées par le prestataire
Le prestataire livre, pour les ouvrages, la cassette DAT étiquetée (à la BnF), comprenant les fichiers images, les fichiers comportant les renseignements bibliographiques, et les fichiers (index) comprenant la table de correspondance entre le numéro de page et l’image, un fichier sur l’état de la cassette elle même.
Pour les images fixes livraison sur CD (à la BnF, Bibliothèque Ste - Geneviève, Mazarine).
2.3.4.4. Contrôle
Des tests croisés sont effectués par une machine, sur toutes les images présentes, le fichier des tables de correspondances et les références bibliographiques. Ces tests permettent de vérifier la conformité et la cohérence des informations récupérées, ainsi que la taille des images.
Pour le contrôle qualité les normes NFX O6-021 et NFX 06-022 opèrent un contrôle statistique des lots sur différents niveaux de rejet. Un taux d’erreur est accepté.
Des images complémentaires sont contrôlées, certaines zones comme par exemple les tables des matières ou la pagination.
Note
Indexation
- Analyse d'un document avec attribution de mots-clés
- Saisie d'un index
- Création d'un index (au sens informatique)
2.4.1.1. Dans le cadre de la numérisation
Il devra assurer :
Le prestataire devra assurer :
Cet aspect devra être étudié avec les personnes
compétentes, informaticiens, prestataires ou bibliothécaires
au fait des techniques de GED.
2.4.3. Les précisions indispensables
2.4.3.1. Principes Généraux
Elle comportera différentes phases :
La définition des spécifications détaillées, permettant aux utilisateurs de préciser leurs besoins, de définir écrans et états nécessaires, les fonctionnalités assurées par le système. On définira lors de cette phase de conception, les éléments de test qui seront utilisés par la suite, cela en étroite collaboration entre le prestataire et le client. Cette phase inclura la rédaction par le prestataire de comptes-rendus systématiques des réunions de travail, qui devront être visés et validés par le client ;
Le cahier des spécifications détaillées aura valeur contractuelle, après validation par les parties, le prestataire s’engageant alors à réaliser les prestations qui y seront décrites.
Développement et tests : le prestataire fournira au fur et à mesure les travaux réalisés ;
L’installation des matériels et logiciels ;
Après l’installation, la Vérification d’Aptitude (VA) : qui vérifiera la bonne adéquation du produit livré et des spécifications initiales ;
La VA prononcée, la Vérification de Service Régulier (VSR), permettra de vérifier la qualité des travaux effectués et le bon fonctionnement du système sur une durée plus importante.
2.4.3.3. Planning prévisionnel
Les dates des différentes phases du projet seront arrêtées. Leur durée sera indiquée.
Exemple :
- Conception détaillée 1 mois ;2.4.3.4. Garantie et maintenance
- Développements et tests 2,5 mois ;
- Validation 3 jours ;
- Installation 4 jours.
Dans le cas des écrans utilisateur, le modèle retenu devra
faire l’objet d’une démonstration et recevoir l’aval du personnel.
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